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La violence est l'un des sujets clé de tout le présent travail, comme vous allez le constater en progressant dans le labyrinthe que je vous prépare ici, lentement, mais sûrement.
Tous, nous connaissons les divers aspects de la violence, ceux du moins dont la Presse nous parle de temps en temps.
Les plus importants sont, pour mémoire, et à peu près dans l'ordre, dans lequel les population les citent :
Lorsqu'on tente d'aborder la violence envers les jeunes et envers les enfants, on est, de manière générale, assez mal reçu.
C'est là tout à fait autre chose, qu'il ne faut absolument pas confondre avec la violence réelle...
Ce n'est même pas qu'on l'exprimerait ainsi.
Si tel était le cas, on pourrait encore argumenter en faveur des jeunes et des enfants.
Mais là, hélas, non, rien n'est possible.
Dès qu'on laisse l'impression qu'on pourrait avoir des velléités d'impliquer les parents dans les causes, on ne peut plus s'exprimer, mais uniquement battre en retraite.
Subitement, on est violenté de toutes parts, verbalement, bien évidemment, et généralement par des personnes par ailleurs tout à fait respectables, dont les enfants ont été correctement éduqués, sans aucune violence.
La relativité est une réalité, dont les masses n'ont même pas conscience... !
Ils ne s'aperçoivent pas qu'à force de violences presque quotidiennes, le taux de violence augmente quotidiennement, et imperceptiblement qui plus est, puisqu'il y a une lente accoutumance aux conditions, où sont mélangées les conditions de la veille, celles de l'avant-veille, celles du jour présent, et où tout ces amalgame permet, dans tous les cas, d'extrapoler les conditions du lendemain.
Cela va toujours s'aggravant.
Et, à mesure que l'on aggrave progressivement les conditions, on prend pour valeur moyenne relative les conditions présentes, à chaque fois qu'intervient une telle évaluation, ce qui est de plus en plus rare, à mesure que s'installent les conditions de la violence.
Cette violence est celle dont tout le monde considère qu'elle n'est en aucun rapport avec les violences dont les populations se plaignent.
Tout au contraire, on suppose généralement que la violence, par exemple de la police, est une conséquence de la violence ambiante.
Il est vrai qu'au premier abord cela semble logique et évident.
Mais n'oublions pas que nous sommes tous entraînés à regarder les indices qu'on nous désigne, et à ne pas trop en chercher d'autres, si une démonstration « par A+B » nous est livrée avec tout ce qui a conduit à son aboutissement.
Dans l'absolu, on pourrait nous emmener dans une forêt de feuillus, nous montrer deux sapins, trois pins et quatre mélèzes qui y poussent, et nous faire gober que nous nous trouvons, « A+B démontré », dans une forêt de conifères.
Et certainement que cela réussirait avec beaucoup de personnes, parce que peu d'individus peuvent prétendre connaître les arbres, leurs noms, leurs feuilles, leurs essences, leurs fruits, leur écorce, et les reconnaître à tous ces signes.
Pour la compréhension que nous avons de la violence, de ses conséquences et des limites du supportables, nous sommes au milieu d'une forêt d'idées reçues, qui servent d'excuses ou d'arguments pour innocenter les plus violents, mais qui ne sont pas faites pour excuser leur comportement.
Si les adultes, précisément ceux qui se plaignent aussi volontiers de la violence des jeunes, parvenaient à se montrer eux-mêmes un peu moins violents envers les jeunes, tout irait déjà beaucoup mieux.
S'ils cessaient complètement de donner aux enfants des exemples de brutalités, cela irait encore mieux.
S'ils cessaient de voir dans la brutalité une autorité, ils n'auraient pas des enfants violents, saperlipopette !
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