Samedi 19 février 2011
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Tu es mon ami, ou mon frère,
ou madame Dugenou, que je ne connais même pas,
mais tu connais le code de communication,
qui définit nos droits.
Dans ce code de communication, tu as le droit de me parler comme bon te semble.
Ce serait te priver de tes libertés les plus fondamentales, si je m'offusquais du ton que tu emploies.
Ce serait dénigrer nos valeurs sociétales, si je réagissais comme tu ne t'y attends pas.
Tu es en droit de t'attendre, de ma part, à un respect et à une courtoisie exemplaires.
Rien ne saurait te contraindre à me parler de cette manière, étant donné qu'il est de ton droit de l'attendre de moi, et
qu'il est de ton devoir de me contraindre à te parler avec le respect que je te dois.
Il est évident que, si tu dois me forcer à te parler avec respect et soumission, il n'y a pas de place pour le respect que tu
pourrais me témoigner.
Je suis donc d'autant plus malvenue d'oser m'en offusquer.
Tu as le droit de me parler avec arrogance...
Mais je n'ai pas le droit de le remarquer...
Si j'ose te rappeler l'équité dans nos échanges,
les limites que tu es en droit de m'allouer
sont déjà largement dépassées...
Dans la pratique, tu as donc parfaitement le droit de me traiter comme un être inférieur, et si je m'en sens offensée et que
je te fais part de mes opinions, je suis celui, de nous deux, qui montre enfin son vrai visage...
Si je me laisse faire, tu n'as que le moyen de t'apercevoir comme je suis minable de laisser quelqu'un me traiter de la
sorte...
Si je te dégoûte à la longue, parce que je suis incapable de me faire respecter, ce sera entièrement normal...
Tu reconnaîtras alors, dans ton dégoût, le peu de valeur que ma personne peut avoir.
Ton dégoût te réconfortera dans le fait que tu as toujours eu raison de me traiter comme un minable, puisque tu constates de
mieux en mieux que je le suis vraiment...
Si je te réponds, je suis celle qui t'agresse...
Et si je ne me laisse pas faire, et si je te parle sur le même ton, sur lequel tu t'adresses à moi, je suis un monstre, qui
t'opprime...
Il te sera alors facile de m'accuser de "tomber le masque".
Le tien, il n'a jamais existé.
Tu as toujours été franc et sincère.
Jamais, tu n'as caché la muflerie qui te qualifie.
C'est moi, qui suis méchante, parce que je n'ai pas respecté MA forme de la communication, celle qui se VEUT RÉSOLUMENT NON
VIOLENTE...
Oui, il y a moyen d'y trouver quelque fond de vérité...
Oui, il suffit de se dire qu'il est inutile d'être parfait, pourvu qu'on parvienne à faire remarquer à tout le monde la
moindre imperfection à laquelle on peut si facilement contraindre un autre...
Oui, tu es un grand maître, si tu connais l'art de la communication, qui te donne toujours raison.
Tu es le maître de tous ceux qui montrent combien ils sont fondamentalement cons...
Par Lilith
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